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Une mamie condamnée pour des photos de ses petits enfants sur Facebook (Photos illustrations Pixabay)

Une grand mère a été obligée par un tribunal de retirer les photos de ses trois petits enfants mineurs de son compte Facebook. Selon le New-York Times ce 22 mai 2020, la maman, et tutrice légale, n’avait pas donné l’autorisation de publier ces photos.

Poster des photos sur Facebook peut vous emmener devant un tribunal ! C’est ce qu’a découvert une mamie Néerlandaise cette semaine. En effet, la grand mère a été condamnée pour violation du Règlement Général Européen sur la Protection des Données (GDPR). Elle avait posté depuis plusieurs années des photos de ses petits enfants sans l’autorisation de sa fille… la mère des enfants en question.

Alors que sa fille lui avait déjà demandé de retirer les photos, la dame n’en a jamais tenu compte, refusant de les retirer tout simplement. Sans alternative, la maman des enfants a décidé de faire respecter ses droits et a porté l’affaire devant les tribunaux qui lui ont donné raison.

Une loi pour contrer Facebook, Google… et les récalcitrants

La protection des données est une affaire sérieuse, et c’est dans ce cadre que les lois ont beaucoup évolué ces dernières années. A l’origine destinée à contrer la collecte à tout va des géants de la Silicon Valley (Google, Apple, Facebook…), son champ d’application est plus large.

Même si dans les faits, cette loi est finalement très peu employée contre ces géants, elle a ouvert certaines possibilités pour les citoyens des pays concernés. Cette affaire qui est la première du genre, démontre désormais qu’un particulier peut donc poursuivre et gagner contre un individu, une entreprise, ou peut être même un gouvernement qui violerait donc sa vie privée.

C’est à ma connaissance le premier cas dans lequel le G.D.P.R. est utilisé pour trancher un litige familial. – Arnoud Engelfriet

La mamie accusée, et condamnée a retirer les photos sous peine d’une amende de 50 euros/jour, souhaitait tout de même conserver une photo de l’aîné (14 ans) qui avait vécu chez elle de 2012 à 2019. La réponse du juge a été sans ambiguïté : « NON » !

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